Glow de Amy Kathleen Ryan

Résumé :

Alors qu’elle vient de fêter son quinzième anniversaire, Waverly n’a connu qu’un seul foyer, l’Empyrée, une navette spatiale à destination de la Nouvelle Terre.
Sa mission : mettre au monde les enfants qui peupleront la planète. Tous la destinent à Kieran, son ami d’enfance et le futur capitaine du vaisseau. Pourtant Waverly aspire à une autre vie et les silences de son ami Seth l’attirent davantage que les exploits de Kieran.
Lorsque le navire jumeau de l’expédition attaque l’Empyrée pour enlever toutes les jeunes filles, plus le temps de s’interroger, Waverly et ses amies doivent survivre dans un milieu hostile aux pratiques très différentes des leurs.

L’auteur : 

Amy Kathleen Ryan est née dans le Wyoming. Diplômée en anthropologie et en langue espagnole, elle est depuis toujours passionnée par l’écriture. Grâce au succès rencontré par Glow aux États-Unis et à l’étranger, elle se consacre aujourd’hui entièrement à son métier d’écrivain.

Editions : Editions du Masque (MsK)

Année de publication : 2011

Année d’édition : 2012

Nombre de pages : 389

Mon avis : 
J’ai connu Glow sur la blogosphère, il était bien noté. Le résumé avait l’air attirant (en oubliant le triangle amoureux) surtout le côté « navette spatiale » et la couverture me plaisait (comme quoi ça joue toujours).

Pour mieux expliquer le résumé, la génération des premiers enfants nés dans les vaisseaux est destinée à repeupler la Terre, c’est-à-dire que chaque jeune fille en l’âge de concevoir doit accomplir sa mission. Ainsi Waverly se retrouve fiancée à l’âge de quinze ans au futur capitaine du vaisseau, Kieran mais celui-ci reste également son meilleur ami.

Bon je le dis tout de suite, ce livre mérite de rester au rayon enfant. Tout d’abord, il n’y a aucun style d’écriture, les phrases ne sont pas du tout travaillées : sujet+verbe+complément. Après cela est peut être dû à la traduction mais j’en doute. Il y a des passages qui manquent sérieusement de finesse. Par exemple, on comprend rapidement ce qu’il va se passer dans la scène suivante alors que l’héroïne met un certain temps à percuter.

Egalement dans un autre passage, Waverly et son amie ont interdiction de communiquer entre elles. Elles trouvent le moyen pourtant de faire passer des messages dans des poèmes qu’elles récitent en classe. Or les messages sont compréhensibles très rapidement par le lecteur avant que Waverly ne les décrypte.

Ce que je reproche à l’auteur est aussi le manque d’originalité lors de la création de la tension entre Kieran et Seth. Ils se détestent au point de vouloir briser la vie de l’autre alors que tout ça ne part finalement que d’une embrouille lorsqu’ils étaient enfants. De manière globale, les traits de caractère des personnages ne sont pas particulièrement marqués. Les personnages sont classiques avec des personnalités communes.

Je me demande si l’auteur était enceinte en écrivant car on parle beaucoup d’envie de vomir ou de régurgiter. En effet, toutes les émotions se traduisent par cette envie : haine, peur, stress, mauvaise nouvelle.. En plus, tous les personnages réagissent de la même manière quel que soit l’événement qui a eu lieu !

Pour finir, ce roman est quand même dans le style de la science fiction mais visiblement, l’auteur n’a pas fait de sciences à l’école ou ne s’est pas renseigné sur le sujet. Avec une histoire se déroulant dans un vaisseau spatial, il peut être intéressant d’étudier certaines propriétés physiques. C’est vrai qu’un peu d’informations concernant le fonctionnement du vaisseau, et de la façon de s’adapter du corps humain dans l’espace auraient pu être utiles. On dirait vraiment qu’elle a posé à l’écrit son idée telle quelle. Son écriture a un grand manque de travail, j’ai eu l’impression de lire un brouillon et qu’elle n’a fait aucune recherches supplémentaires. Pourtant le scénario était très intéressant. Cette histoire d’Hommes vivant dans l’espace en attendant que la Terre soit de nouveau accueillante aurait pu être plus aboutie et documentée. Le concept d’avoir des difficultés à donner la vie dans ces conditions était bien trouvé. L’histoire est sympathique mais tout ces petits défauts ont gâché ma lecture.

Il se trouve que sur l’un des deux navires la religion est très présente. Les discours prononcés mènent à réfléchir. De plus, il n’y a pas beaucoup de romans jeunesse qui parlent de religion. Un bon point parmi beaucoup de choses négatives.

Petit détail un : le bandeau « pour les fans de Hunger Games » est une vraie arnaque. Le seul point commun des deux sagas est le fait qu’elles soient dystopiques.
Petit détail deux : les noms de personnages ne m’ont pas plu du tout. Waverly me faisait penser à Beverly, genre série américaine des 90’s et Kieran est impossible à prononcer (dans ma tête il devenait Keirian ou Keiran..).

Je ne sais pas si je lirai la suite de la saga. Toutefois le tome 2 Spark est déjà sorti en version anglaise.

Ma note : 5/10

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3 réflexions sur “Glow de Amy Kathleen Ryan

  1. Cerise Timide dit :

    T'as chronique m'a fait rire, particulièrement quand tu te demande si l'auteure était enceinte en écrivant ^^
    En général de toute façon les bandeaux du genre « le nouveau Machin! » c'est toujours une arnaque plaquée là pour cacher une grosse daube… non?

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  2. Sita dit :

    Ha, je suis contente de lire ta chronique qui me fait me sentir un peu moins seule ! C'est tout de même incroyable d'écrire de la pseudo science fiction sans même se renseigner un minimum sur certains sujets avant de sortir des âneries complètes.
    Dommage parce que les thèmes qu'elle voulait avancer dans ce récit étaient pourtant très intéressants, mais c'est largement gâché par l'ambiance incohérence et enfants un peu idiots. J'espère que le prochain tome sera meilleur.

    Par contre je me permets de te contredire, Glow n'est pas du tout une dystopie, qui selon la définition, est supposé être la description d'une société empêchant d'atteindre le bonheur dans le but de dénoncer quelque chose qui existe dans notre société. A mon sens, Glow ne dénonce pas grand chose et le peuple n'est pas nécessairement oppressé. 🙂

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  3. Clé dit :

    Oui c'est vrai que des informations complémentaires auraient vraiment données de la valeur à ce livre. « Niais » est le mot qui le caractérise le mieux en ce qui concerne les personnages. Je limite ma définition de la dystopie à un monde post-apocalyptique où des adolescents essayent de survivre 😉 Je ne cherche pas spécialement des dénonciations de notre société de ce genre de livre

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