Délirium T1 de Lauren Oliver

Résumé : 


Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme le plus grand des maux. Un monde où tous les jeunes de 18 ans subissent une opération du cerveau pour en être guéris. A quelques mois de subir à son tour « le Protocole », Lena fait une rencontre inattendue… Peu à peu elle découvre l’amour et comprend, comme sa mère avant elle, qu’il n’y a pas de plus grande liberté que laisser parler ses sentiments. Même si cela implique de quitter ses certitudes… « Ils prétendent qu’en guérissant de l’amour nous serons heureux et à l’abri du danger éternellement. Je les ai toujours crus. Jusqu’à maintenant. Maintenant, tout a changé. Maintenant, je préférerais être contaminée par l’amour ne serait-ce qu’une seconde plutôt que vivre un siècle étouffée par ce mensonge. »

L’auteur : 


Titulaire d’un diplôme de philosophie et de littérature à l’université de Chicago, Lauren Oliver a ensuite suivi une formation en arts à l’université de New York. Elle a brièvement travaillé comme assistante d’édition chez un éditeur new-yorkais, avant de se consacrer entièrement à l’écriture.


Editions : Hachette (Black Moon)
Année de publication : 2011
Année d’édition : 2012
Nombre de pages : 456
Mon avis :

J’ai connu cette saga grâce à Chloé, une amie adepte de la dystopie. Quand je suis allée acheter le livre j’ai été un peu déçue par la couverture et le bandeau « dans ce monde, l’amour est interdit ». Cela me présageait un livre plutôt pour les jeunes lecteurs. Mais finalement j’ai tout de suite été prise dans cette société dictature où les habitants ne se rendent pas compte que le gouvernement les enferme et les prive de liberté en leur rappelant que c’est pour leur sécurité. Le côté frontière/séparation par un grillage nous rappelle évidemment Hunger Games mais au fond, la dictature est sûrement le meilleur symbole de la dystopie
Donc nous nous retrouvons dans une ville, Portland aux Etats-Unis, où l’amour est interdit, un concept déjà très original. Ce qui est très intéressant, ce sont les extraits du Livre des 3 S, une sorte de Bible pour les citoyens. Cela leur enseigne à se méfier et à avoir peur de l’amour ou plutôt de l’amor deliria nervosa.

Extraits : Les symptômes de l’amor deliria nervosa p.161
 
PHASE UN
Préoccupations, difficultés de concentration, bouche sèche, transpiration, paumes moites, vertiges et perte de repères, acuité mentale réduite, pensées confuses, capacités de raisonnement diminuées
PHASE DEUX
Périodes d’euphorie, rire hystérique et redoublement d’énergie, périodes de désespoir, léthargie, modifications de l’appétit, perte ou gain de poids rapide, obsessions, désintérêt pour le quotidien, capacités de raisonnement atteintes, distorsion de la réalité, bouleversement des cycles de sommeil, insomnie ou fatigue constante, pensées et actions monomaniaques, paranoïa, sentiment d’insécurité.
PHASE TROIS (CRITIQUE)
Gêne respiratoire, douleurs à la poitrine, à la gorge, ou au ventre, difficultés à déglutir, refus de s’alimenter, disparition totale des facultés rationnelles, comportement imprévisible, désirs et fantasmes violents, hallucinations et visions.
PHASE QUATRE (FATALE)
Paralysie émotive ou physique (partielle ou totale), mort
 
Si vous pensez que vous ou un membre de votre entourage pourriez avoir contracté le déliria, merci d’appeler le 1800, numéro d’urgence gratuit, pour discuter des mesures à prendre.
 
 

Il est impressionnant de voir que certains de ces symptômes sont vrais mais le plus déstabilisant , c’est de réaliser que, en effet, l’amour peut être considéré comme une maladie. Cela trouble complètement l’esprit. Mais comme dit Alex « s’il n’y avait aucune douleur, il n’y aurait plus de moments à savourer ».

Ce roman m’a particulièrement surprise par la réalité des sentiments de Lena. C’est exactement les mêmes sensations que l’on peut avoir lors d’une rencontre amoureuse, sans chichis. Ce sont des sentiments qui me sont familiers.

On est surpris de lire « tu es malade » au lieu de « tu es amoureux ». La population a vraiment subit un lavage de cerveau depuis des années. Il est très difficile de prendre du recul lorsque toute la vie est déjà dictée : à 18 ans Protocole, attribution d’un partenaire, université pour les meilleurs puis mariage.

J’ai aimé le passage où Lena vient de découvrir une chose importante qui change sa vie. Elle se promène alors dans les rues et est surprise que le monde soit si calme. Elle ne comprend pas que la vie continue alors que sa vie à elle vient d’être bouleversée. Lorsqu’elle croise le regard des passants, elle a l’impression que cet évènement marquant est inscrit sur son front.

Un autre petit passage que j’ai aimé car proche de ma vie : « Je presse mon nez contre son torse, enveloppe mes bras autour de sa taille et l’étreins de toutes mes forces. Vivre sans lui est impensable. Incompréhensible. L’idée suffit à me briser, tout comme le fait que je le sente sur le point de pleurer. Sans oublier qu’il a arrangé les lieux pour moi, qu’il m’en croit digne. Tout ça me tue. Il est mon monde et mon monde se résume à lui. Sans lui, il n’y en a plus. »

La fin du livre arrive très rapidement due à une forte dose d’action. Pas de pause, on retient notre souffle comme pris par l’adrénaline qui envahit Lena. Une fin poignante qui donne grandement envie de lire la suite.

Ma note : 9/10
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