De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen

Résumé :
 
Ce roman pas comme les autres a une histoire exceptionnelle : en quelques mois, il a fait d’un auteur inconnu un véritable phénomène d’édition, le coup de coeur de l’Amérique. Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.
Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.
Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe.
 
L’auteur :
 
Sara Gruen est née à Vancouver. Elle vit aux Etats-Unis depuis 1999 et possède la double nationalité 
Ses livres traitent principalement des animaux, qu’elle affectionne. Elle possède d’ailleurs deux chiens, deux chats, trois chèvres et un cheval dont elle s’occupe avec son mari et ses trois enfants.
Auteur de deux premiers romans, La Leçon d’équitation et Parcours sans faute, elle se fait connaître du public avec son troisième livre, De l’eau pour les éléphants qui devient numéro un du classement des meilleures ventes du New York Times.
 
Editions : Le Livre de Poche
Année de publication : 2009
Année d’édition : 2011

Nombre de pages : 465

 
Mon avis :
 

Il y a environ deux ans, je me retrouve avec une matinée libre. Avec mon amie Julie nous décidons d’aller au cinéma. Le choix se porte sur De l’eau pour les éléphants au Gaumont Convention. Pendant la séance, nous entendons un énorme bruit sourd qui ne fait pas parti du film. Convaincue que c’est la bande son du film de la salle d’à côté, je plaisante en disant à Julie que Paris se fait attaquer et que c’est une bombe qui vient d’exploser. Mais voilà qu’en sortant du cinéma il y a les pompiers et la police qui ont cerné tout le quartier. Que se passe-t-il ? Avais-je raison ? Nous nous rapprochons et interrogeons les passants. Une bonbonne de gaz a explosé et a été projetée dans la rue arrivant à quelques pas d’une station essence ! Des ouvriers qui faisaient l’étanchéité d’une terrasse l’avait laissé en plein soleil.. Bref voici pour l’anecdote ^^.

 
J’avais beaucoup aimé les images du film, les décors et les couleurs. L’histoire m’avait plu mais la fin restait très prévisible et je trouvais que le personnage du « méchant » était pour le coup « très méchant », à la limite du stéréotype. Le livre m’a fait voir l’histoire d’un autre oeil.
 
J’ai lu De l’eau pour les éléphants dans le cadre du Baby Challenge Contemporain 2013. N’ayant pas revu le film depuis sa sortie, il me restait assez peu de souvenirs à part les décors et les acteurs. Et je trouve ça très bien car j’ai vraiment redécouvert l’histoire mais avec l’atmosphère qui m’avait tant plu dans l’adaptation cinématographique. Dès le début, j’ai été prise dans l’histoire, je ne pouvais lâcher le roman. Il y un très bon rythme qui ne laisse pas le temps aux longueurs. 
 
C’est la première fois où je peux dire que j’ai préféré le roman après avoir vu le film. En général, le roman apporte des détails supplémentaires alors qu’ici l’histoire a été modifiée dont des détails assez importants. Ce qui m’a le plus dérangée est le personnage d’Auguste. Interprété par Christopher Waltz (que j’aime beaucoup !), son rôle est d’une extrême méchanceté et la maladie du personnage n’est pas facile à détecter. J’ai supposé qu’il était atteint de schizophrénie en voyant le film alors que c’est clairement décrit dans le roman. Mais la plus grande difficulté de compréhension est que Christopher Waltz interprète deux rôles à la fois (deux rôles de méchant en plus). Il s’agit d’Albert qui est le chef du cirque, sadique et tyrannique et d’Auguste qui est le chef de l’animalerie, pas très sympa non plus sauf quand il est dans ses bonnes périodes (à cause de sa schizophrénie). Donc dans le livre, Auguste n’a pas tous les défauts comme on le montre dans le film et son personnage est moins stéréotypé. 
 
Le plus du livre est les images d’époques des cirques ambulants que l’on trouve à peu près à chaque chapitre. En noir et blanc, elles représentent parfaitement l’idée que l’on se fait des cirques par le texte. C’est une façon pour l’histoire d’avoir un impact dans le réel. D’ailleurs, je conseille fortement de lire la note de l’auteur à la fin où elle explique qu’elle a passé beaucoup de temps à trouver de vieux livres et témoignages datant du début du XXe siècle sur les cirques et qu’elle s’en est inspiré pour la rédaction du roman. 


L’alternance de l’histoire entre le début du XXe siècle et de nos jours est très bien trouvée. Jacob retraité est assez drôle d’ailleurs.
Il est vrai que l’histoire est basée sur un amour impossible mais ça m’a à peine frôlé. J’ai été complètement prise par l’univers du cirque de cet époque, le rôle des ouvriers, la hierarchie. J’ai découvert le quotidien de ces hommes et femmes exploités, à l’activité épuisante. S’il devait y avoir une devise pour ce roman, ça serait « The show must go on », le spectacle doit continuer.
J’ai pris énormément de plaisir à lire ce livre, toutefois la fin reste prévisible (celle du cirque). Le rythme est 
excellent et le côté historique est très intéressant.

 
Ma note : 9/10

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2 réflexions sur “De l’eau pour les éléphants de Sara Gruen

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