Sans parler du chien de Connie Willis

Résumé : 
 
Au XXIe siècle, le professeur Dunworthy dirige une équipe d’historiens qui utilisent des transmetteurs temporels pour voyager dans le temps. Ned Henry, l’un deux, effectue ainsi d’incessantes navettes vers le passé pour récolter un maximum d’informations sur la cathédrale de Coventry, détruite par un raid aérien nazi. Or c’est à ce même Henry, épuisé par ses voyages et passablement déphasé, que Dunworthy confie la tâche de corriger un paradoxe temporel provoqué par une de ses collègues, qui a sauvé un chat de la noyade en 1888 et l’a ramené par inadvertance avec elle dans le futur. Or l’incongruité de la rencontre de ce matou voyageur avec un chien victorien pourrait bien remettre en cause… la survie de l’humanité !
 
L’auteur :
 
Constance Elaine Trimmer Willis plus connue comme Connie Willis est une romancière américaine de science-fiction. En 1963 elle commence à étudier au Colorado State College et en sort diplômée en mai 1967 avec un BA en anglais et éducation élémentaire. Elle vit à Greeley dans le Colorado avec son mari Courtney Willis, professeur de physique à la University of Northern Colorado, avec qui elle a eu une fille, Cordelia.
Elle est devenue célèbre dès la parution de ses premières nouvelles dans les années 1980. Elle excelle à apporter des réponses subtiles aux questions les plus saugrenues en apparence. Peut-on baptiser les orang-outans ? Une théière perdue annonce-t-elle la fin du monde ? Peut-on vivre à l’intérieur d’un trou noir, et comment le faire savoir à Einstein ? Une adolescente peut-elle découvrir l’amour au moment de l’explosion du Soleil ? La physique quantique s’applique-t-elle à Hollywood ? Lorsque la Lune est bleue, tout est-il vraiment possible ?
 
Editions : J’ai lu (Science-Fiction)
Année de publication : 1997
Année d’édition : 2009
Nombre de pages : 574
Mon avis :
 

J’ai lu Sans parler du chien dans le cadre du Baby Challenge Livraddict Science-Fiction 2013. Les commentaires des internautes indiquaient que le livre était drôle et ressemblait à une pièce de théâtre victorienne. Le choix de ce livre est arrivé après mon abandon de Raison et Sentiments de Jane Austen. J’avais besoin d’une lecture moins pompeuse et surtout plus distrayante
Chaque chapitre commence par une citation d’un livre puis par les mots clés du chapitre. J’ai beaucoup aimé le concept des mots clés qui s’apparentent à un teaser et qui donne vraiment de l’appétit pour le chapitre qui arrive. D’ailleurs la succession des mots prête à rire lorsque l’on connaît le contexte.
Le personnage principal est Ned Henry, un historien effectuant régulièrement des voyages dans le temps pour rechercher la potiche de l’évêque cachée dans la cathédrale de Coventry, un objet dont on ne connaît rien. Sa supérieure Lady Schrapnell lui fait la vie dure. Il est envoyé dans l’Angleterre du XIXe siècle pour faire une cure de repos et se remettre de ses déphasages temporels. Mais il va vite comprendre que ses vacances n’en sont pas et qu’il va finalement devoir se remettre au travail car sa chère collègue Kindle a rapporté un chat du passé dans le présent, ce qui risque de modifier le cours de l’Histoire ! Kindle, envoyée sous le nom de Verity à la même époque que Ned, se fait passer pour une cousine d’une famille aristocrate. Ils vont alors ensemble accumuler les péripéties pour remettre le passé tel qu’il était avant la disparition du chat, sans oublier le chien !
Le chien, c’est Cyril. C’est un bouledogue qui appartient à Terrence, le compagnon de route de Ned. Le chat, c’est Princess Arjumand, une chatte très distinguée qui a tendance à tomber régulièrement dans l’eau froide. Ces deux animaux vont être très présents dans le roman et vont devenir des amis fidèles de notre héros avec qui il va avoir des échanges attendrissants.
 
J’ai d’abord eu du mal avec les termes techniques concernant les voyages spatio-temporels et leurs fonctionnements. Mais finalement, on peut quand même poursuivre l’histoire sans trop de difficultés. Connie Willis intègre un humour léger et british (surprenant de la part d’une Américaine), il est très subtil. Il est présent tant dans les dialogues que dans les situations. Les références historiques et littéraires sont très nombreuses. Je ne connais pas la littérature de l’époque victorienne ainsi que ses courants philosophiques, j’ai donc eu moins de plaisir lors de certains passages. Certains lecteurs ont émis l’envie de lire les romans cités dans le livre, ce n’est pas mon cas.
Les personnages sont des stéréotypes de l’époque, ils en sont d’autant plus drôles. Cela va de la mère de famille passionnée de spiritisme, à la fille complètement niaise et amoureuse de son chat, jusqu’au majordome qui se donne des grands airs. Ce fut une lecture agréable. J’ai mis un peu de temps à le lire à cause des vacances de Noël mais je pense que l’humour doit être encore plus percutant lorsque que ce roman est lu rapidement. Il y a un très fort mélange des styles, peut-être trop. Policier, vaudeville, science-fiction, classique… Mais cela reste une bonne lecture. On se demande où l’auteur va nous emmener et c’est très agréable de ne pas deviner la suite facilement. On découvre le but de la mission de Ned au fur et à mesure de l’histoire. L’aventure de Ned et Verity ne ralentie pas, beaucoup d’actions s’enchainent, ce livre a un bon rythme. Le suspens de la fin est insoutenable. Trouveront ils la potiche de l’évêque à temps ?

Ma note : 7/10
 
 
Publicités

9 réflexions sur “Sans parler du chien de Connie Willis

  1. Frankie dit :

    J'avais adoré ce roman lu il y a 2-3 ans, justement pour le mélange des styles qui se marient bien, les situations loufoques et les personnages sympas. Du coup, après, j'ai lu 3 hommes dans un bateau dont il s'inspire et je n'ai pas aimé du tout ! :/

    J'aime

  2. Clé dit :

    Oui c'est vrai que les personnages sont attachants. Est-ce que l'histoire de 3 hommes dans un bateau était autant similaire ? Il faut dire que ça doit être de la littérature classique, l'humour doit être inexistant.

    J'aime

  3. Frankie dit :

    La trame (sans le côté SF) est assez similaire, il s'agit de 3 hommes qui se baladent sur la tamise avec leur chien, il leur arrive des aventures rocambolesques et il y a pas mal d'humour mais qui m'a laissé de marbre.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s