L’open space m’a tuer d’Alexandre des Isnards et Thomas Zuber


Résumé :

 
Ils sont jeunes, sortent des meilleures écoles et universités, gagnent bien leur vie, ont des postes à responsabilités dans des entreprises prestigieuses… et pourtant les jeunes cadres sont au bord de l’explosion. Alexandre des Isnards et Thomas Zuber font plus que raconter leurs propres expériences : ils se font les portes parole de toute une génération… qui s’est confiée à eux. Au début ce n’était qu’un jeu : Thomas et Alexandre postent par mail des textes parfois amers mais toujours drôles sur leur vie de bureau. Leurs chroniques circulent, leurs amis s’y reconnaissent, envoient leurs propres anecdotes. Au final, des dizaines de témoignages s’accumulent, et surtout se recoupent.
Le livre met en scène ces tranches de vie en racontant, par le menu, le quotidien pas toujours glorieux des jeunes cadres des années 2000. Fini le jeune ambitieux des années 1980. Le trentenaire d’aujourd’hui prend ses RTT, ses congés, et pense que la vraie vie est ailleurs. Réussir sa vie et sa carrière semblent devenus deux objectifs antinomiques. Les nouvelles méthodes de management(individualisation des salaires, évaluation à 360°, feedbacks et autres travaux en mode projet) sont peut-être alléchantes sur le papier, mais carbonisent vite les jeunes recrues qui, passée l’ivresse des premiers mois s’éloignent de l’entreprise. Malaises vagaux sur le lieu de travail, dépendance médicamenteuse, dépression, départ du jour au lendemain de jeunes bardés de diplômes pour une ONG humanitaire : les jeunes cadres dynamitent. Jusqu’à présent, ils continuaient à faire bonne figure. Avec ce livre, ils décident enfin d’ôter le masque.
 
Les auteurs :
 
Alexandre des Isnards, trente-quatre ans, est licencié d’histoire et diplômé de Sciences Po. Il a neuf ans d’expérience en tant que consultant Internet en agence media et web agency.
Thomas Zuber, trente-quatre ans, est diplômé de Sciences Po. Il a neuf ans d’expérience en tant que consultant en systèmes d’information en cabinet de conseil et SSII.
 
Editions : Le livre de poche
Année de publication : 2008
Nombre de pages : 210
 
Mon avis :
 
J’ai lu ce livre pour la rédaction de mon mémoire sur les espaces de travail. Je cherchais des avis négatifs sur l’aménagement des open spaces. Mais ce qui est repproché par les auteurs n’est pas vraiment l’organisation physique de cet environnement mais le management des personnes.
 
Sur un humour noir, les auteurs abordent les sujets difficiles des burn out (épuisement professionnel), les horaires, la pression, le stress, l’hypocrisie et d’autres sujets communs aux entreprises.

Ce livre est basé sur des témoignages de jeunes cadresdont la majorité travaillent à La Défense et sont des consultants auprès d’entreprises. Les salariés décrits sont plutôt dans la communication, le marketing, la créativité. Ils doivent facturer leurs horaires à leurs clients ce qui provoque une pression sur la rapidité de leur travail.
 
Ce livre donne un aspect très négatif des entreprises et de leur management et il est important de prendre du recul. Quand j’ai fini ma lecture, j’étais presque blasée, déprimée. On ressent ce qu’ont pu vivre toutes ces personnes. 
 
Mais certains témoignages sont exagérés. Les auteurs vous poussent à penser comme eux. Par exemple, ils nous racontent l’hypocrisiedes sociétés à organiser des séminaires afin que les relations entre collègues soient sorties du cadre du travail et se transforment en une entente amicale. Même si la société organisent ces évènements dans le but d’améliorer l’ambiance au travail et rendre les salariés plus productifs, cela ne les empêchent pas de passer du bon temps et de s’amuser tous ensemble. 
 
Les témoignages sont répartis en chapitre d’une dizaine de pages ce qui permet à cet ouvrage d’être très facile à lire. Il est également très rapide puisqu’il n’y a que 210 pages.
 
Ce livre est représentatif d’une génération qui n’est plus prête à faire des sacrifices pour son entreprise. Une lecture intéressante et marquante mais à prendre avec du recul.
 
Ma note : 7/10

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2 réflexions sur “L’open space m’a tuer d’Alexandre des Isnards et Thomas Zuber

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