Moon Palace de Paul Auster

Résumé :

Marco Stanley Fogg : le nom même de son héros place ce roman sous le signe de l’exploration et du voyage. Et c’est bien une odyssée qui nous est offerte, dans la tradition des Mille et Une Nuits comme du « grand » roman américain ; un parcours fertile en paysages fantastiques, personnages hors du commun, tribulations multiples. Mais tout voyage est aussi une quête intérieure et initiatique. Sous l’abondance des lieux et des couleurs, le vrai périple de Marco Stanley Fogg est une recherche de l’identité, une exploration de la solitude et de l’incomplétude universelles. L’auteur de la  » Trilogie new-yorkaise  » et du Voyage d’Anna Blume confère ici aux thèmes qui sont ceux de toute son œuvre une ampleur et une richesse inégalées.

 

L’auteur :

Paul Auster est un écrivain américain, né dans le New Jersey en 1947. Après des études de lettres à la Columbia University, il se lance dans l’écriture de poèmes et de scénarios. Entre 1971 et 1975, il s’installe à Paris où il traduit des auteurs comme Mallarmé et Sartre, et publie son premier recueil de poèmes : Unearth. Sa carrière littéraire s’envole en 1985 avec la parution de sa Trilogie new-yorkaise qui sera suivie de nombreux autres succès comme Moon Palace ou encore Léviathan qui obtient le prix Médicis étranger en 1993. Également passionné par le cinéma, il participe au tournage de Smoke et réalise Lulu on the Bridge. Invisible, son dernier roman, a reçu un accueil critique et public unanime.

 

Editions : Le Livre de Poche
Année de publication : 1989
Année d’édition : 2011
Nombre de pages : 316

Mon avis :

 

Moon Palace m’a été conseillé par mon amie Lucie à une période où je cherchais des lectures sur le thème de la recherche de soi. Cela fait plus d’un an que ce livre attendait dans ma pile de livres à lire.

 

J’ai été captivée par la narration du personnage principal, M.S. Fogg, dès les premières pages sans savoir ce qui me plaisait particulièrement dans ce style. En tout cas, j’ai trouvé ce personnage marquant. Il n’est comme aucun autre. Son passé difficile fait qu’il n’a pas le même rapport à la vie que le commun des mortels. Sa mère est morte écrasée par un bus lorsqu’il était enfant. Il a été élevé par son oncle, son père ne lui ayant été jamais présenté. 

 

M.S. fait différentes rencontres au cours de sa vie et de chacune nous découvrons une nouvelle histoire. Même si j’ai eu des difficultés à rentrer dans ces histoires supplémentaires, on y apprend toujours des détails pouvant nous aider à mieux comprendre le passé des personnages rencontrés. 
Alors que je pensais que le parcours de M.S. était totalement atypique, fou et en décalage complet par rapport à la société, nous faisons la rencontre de M. Effing, qui nous surprend encore plus avec son histoire. La rencontre avec M. Barber donne encore un autre tournant à l’aventure.

 

La vie de M.S. est ainsi mouvementée de rencontres qui marquent une période de sa vie (entre 20 et 30 ans environ). Il n’a aucune attache matérielle et devient tour à tour jeune étudiant, SDF dormant dans les bosquets de Central Park, millionnaire et à nouveau sans le sou… Il parvient à vivre en décalage avec la société alors qu’il habite dans des grandes villes comme Chicago et New York. Son aventure n’a pas d’impact sur le monde, elle n’a pas d’ancrage temporel. Cette histoire pourrait se dérouler aujourd’hui alors qu’elle se passe dans les années 60-70.

 

Ce roman fait parti de ces livres intéressants à lire mais dont les pages semblent longues à tourner. Cependant la police de l’écriture ainsi que la mise en page y sont peut être pour quelque chose.

 

A la fin de ma lecture, il m’était difficile de comprendre pourquoi ce roman m’avait marqué et si oui ou non il m’avait plu. Finalement en rédigeant la chronique, je peux confirmer qu’il y a un quelque chose dans ce livre de très intéressant mais dont je n’arrive pas à mettre de mot dessus. J’ai assisté à la vie d’un homme qui ne voit pas la vie comme moi et qui est à la recherche de son identité en mettant de côté tout l’aspect matériel dû au fonctionnement de notre société.

 

Il y a une ambiance particulière dans ce roman où le hasard et les coïncidences ont un rôle important. Les références à la Lune sont récurrentes, d’où le nom du roman. M.S. voyait une sorte de porte bonheur dans le satellite. Toutes ces rencontres ont un lien. Le mystère familial se reconstruit petit à petit. Les récits s’entrelacent. J’ai apprécié le style d’écriture de cet auteur que je n’avais encore jamais lu.

 
Ma note : 8/10
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