La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker

la-verite-sur-laffaire-harry-quebert-joel-dickerRésumé :

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

L’auteur :

Joël Dicker est né à Genève le 16 juin 1985.

Ce roman a reçu le Grand prix du roman de l’Académie française, ainsi que le Prix Goncourt des lycéens, en 2012.

Année de publication : 2012

Année d’édition : 2014

Editions : De Fallois Poche

Nombre de pages : 854

Mon avis :

Le fameux best-seller de Joël Dicker stagnait depuis un moment dans ma PAL. Impossible de me souvenir qui me l’a conseillé depuis tout ce temps. En tout cas, ce fut une très bonne idée de le sortir ! Il faut tout de même se motiver. Le livre est un bon pavé de 854 pages !

L’auteur est Suisse mais l’intrigue se déroule aux Etats-Unis. Le personnage principal est Marcus Goldman, un écrivain en manque d’inspiration qui voit son quotidien basculé suite à la découverte d’un corps dans le jardin de son meilleur ami et mentor l’écrivain Harry Quebert.

Le livre est construit de manière très originale puisqu’à chaque chapitre, un petit extrait explique comment faire un bon roman. Ce sont les conseils prodigués par Harry Quebert.

La structure du livre amène le lecteur à faire des allers-retours entre le passé et le présent. Si en premier lieu, j’ai eu peur que cela soit déstabilisant, on se laisse conduire facilement.

L’atmosphère ressentie pendant ma lecture m’a rappelé la série Broadchurch où l’enquête se déroule dans un village où tout le monde se connaît et tout le monde est susceptible d’être coupable. D’autant plus que l’enquête tourne également autour de la disparition d’un enfant.

J’ai apprécié la diversité des personnages et caractères. Et en particulier deux mères du roman. La première est celle de Marcus, le cliché de la mère juive. Ses passages courts sont toujours très drôle.

Un extrait :

« -…Pourquoi tu cours t’occuper d’un vieux professeur au lieu de te chercher une femme ? Tu vas avoir trente ans, et tu n’as marié personne encore ! Tu veux  qu’on meure sans t’avoir vu marié ?

– Tu as cinquante-deux ans, Maman. On a encore un peu de temps.

– Cesse d’ergoter ! T’a-t-on appris à ergoter, hein ? Encore des choses que tu tiens de ce maudit Quebert. Pourquoi ne t’occupes-tu pas de nous ramener une belle jeune femme ? Hein ? Hein ? Alors, tu ne me réponds plus ?

– Je n’ai rencontré personne qui m’ait plu ces derniers temps, Maman. Entre mon livre, ma tournée, le prochain livre…

– Des excuses, voilà ce que c’est ! Et le prochain livre ? Ca sera un livre de quoi ? Des histoires de sexe pervers ? Je ne te reconnais plus, Markie… Markie chéri, écoute, je dois te demander : es-tu amoureux de ce Harry ? Fais-tu de l’homosxualité avec lui ?

– Non ! Pas du tout !

Je l’entendis dire à mon père : « Il dit que non. Ca veut dire que c’est oui. » Puis elle me demanda en chuchotant :

– As-tu la Maladie ? Ta Mama t’aimera même si tu es malade.

– Quoi ? Quelle maladie ?

– Celle des hommes qui sont allergiques aux femmes.

– Tu me demandes si je suis homosexuel ? Non ! Et même si c’était le cas, il n’y aurait rien de mal à ça. Mais j’aime les femmes, Maman.

– Les femmes ? Comment ça, les femmes ? Contente-toi d’en aimer une seule et de l’épouser, veux-tu ! Les femmes ! Tu n’es pas capable d’être fidèle, c’est ça que tu essaies de me dire ? Es-tu un obsédé sexuel, Markie ? Veux-tu aller chez un docteur psychiatre pour te faire des soins mentaux ?

Je finis par raccrocher, dépité. »

L’autre mère qui se base également sur des principes est Tamara Quinn. Elle cherche absolument à marier sa fille et m’a beaucoup rappelé Madame Benett de Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Elle est prête à tout pour impressionner un prétendant potentiel quitte à faire croire qu’elle appartient la haute bourgeoisie. Les mises en scène sont exquises avec un mari ne comprenant pas pourquoi il ne peut boire sa bière habituellement en caleçon sur le canapé.

Des passages de vie des personnages, qui n’aident pas forcément à avancer dans l’enquête, sont entremêlés à des moments de découverte d’éléments qui permettent de maintenir le suspens. Tout à fait le type de passage que l’on souhaiterait lire en diagonale pour avancer dans l’enquête et pourtant on reste sage, on les lit au cas où on louperait quelque chose !

Malgré le pavé, j’ai lu ce roman plutôt vite. Un intérêt certain pour l’intrigue et une période de vacances m’ont bien aidé.

J’ai apprécié me plonger dans les vies des différents protagonistes et d’imaginer s’ils étaient des coupables potentiels. Evidemment la fin n’est pas attendue et est très bien tournée et trouvée.

La forme du livre et sa structure sont compréhensibles à la fin de la lecture et sont vraiment géniales (un livre à l’intérieur d’un livre). Bref, une très bonne lecture, idéal quand on a du temps à y consacrer.

Ma note : 9/10

Publicités

2 réflexions sur “La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker

  1. Miss Fox and Mr Bird dit :

    J’ai beaucoup entendu parler de ce livre qui me fait de l’oeil à chaque fois que je vais en librairie. Ton avis ne fait que me confronter dans l’idée de l’acheter mais les 854p je crois que c’est la seule chose qui me retient pour l’instant.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s