Le grand marin de Catherine Poulain

le-grand-poulain-catherine-poulainRésumé :

Une femme rêvait de partir.

De prendre le large.

Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d’un de ces bateaux qui s’en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l’humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures…

C’est la découverte d’une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade.

Traîne dans les bars.

En attendant de rembarquer.

C’est alors qu’elle rencontre le Grand Marin.

L’auteur : 

Catherine Poulain, est née en 1960. Elle commence à voyager très jeune et à multiplier les expériences professionnelles. Ouvrière dans des conserveries de poissons en Islande, saisonnière agricole en France et au Canada, barmaid à Hong Kong, employée sur des chantiers navals aux Etats-Unis, dans la pêche durant dix ans en Alaska. Elle partage aujourd’hui sa vie entre les Alpes de Haute-Provence et le Médoc où elle est respectivement bergère et ouvrière viticole.

Editions : Editions de l’Olivier

Année de publication : 2016

Nombre de pages : 372

Mon avis :

J’aime beaucoup les récits de voyage. C’est pourquoi on m’a offert ce roman. Une femme quitte la France pour vivre de la pêche en Alaska.

Au premier abord, la lecture est rude. L’écriture se limite à sujet – verbe – complément. Il n’y a pas de mots de liaison, pas de transition que ce soit entre les parties narrées ou les dialogues. Le texte est brutal. Il reflète le personnage principal Lili, qui est comme un diamant brut.

Une femme qui décide de faire un métier d’homme, qui n’hésite pas à abimer son corps. Un corps qu’elle brutalise entre le froid, le sang de poisson et les coupures. 

Le plaisir de la lecture, de manière générale, nous permet de nous mettre dans la peau de personnages complètement différente de nous. Avec Le grand marin, j’ai complètement découvert le milieu de la pêche. J’ai été impressionnée par la difficulté physique du métier et économique. Les termes techniques sont en partie répertoriés à la fin du livre dans un glossaire.

Globalement ce livre est plat. Il ne se passe vraiment pas grand chose. Lili part à la pêche, elle en bave, elle passe quelques jours à trainer dans les bars puis repart pêcher. J’espérais que l’arrivée du grand marin mettrait un peu plus d’action.. Finalement pas vraiment.

Alors j’ai essayé de faire abstraction du manque d’action et de l’écriture difficile (pas de transition entre les scènes, pas de saut à la ligne, certaines phrases n’ont même pas de verbes). Je me suis intéressée aux paysages et à l’atmosphère qui se dégage de ce roman.

Le lieu semble magnifique. La photo de couverture m’a beaucoup inspiré mais j’ai également fait quelques recherches sur internet pour voir à quoi ressemblait Kodiak en Alaska. On y trouve des montagnes en arrière plan, des petites maisons en bois de pêcheurs, des pick ups qui déambulent dans les rues et un port de pêche bien encombré.

Si l’auteur passe beaucoup de temps à décrire ce qu’elle ressent, elle en passe beaucoup moins à décrire ce qui l’entoure que ce soit au niveau des paysages qu’au niveau du physique des autres protagonistes.

En effet, dans un milieu d’hommes, le problème est qu’il y en a beaucoup ! Il est tellement difficile de se retrouver dans les prénoms et les silhouettes qui sont souvent limitées à « grand » ou « maigrichon ». Les personnages sont difficiles à se représenter, les descriptions ne sont pas assez détaillées.

La forme ne m’a pas convenu. Concernant le fond, il faut vraiment prendre du recul afin de profiter de cette magnifique ode à la mer et à la pêche. Cette activité est une véritable drogue pour Lili qui ne supporte plus de rester à terre. Elle n’attend que son prochain départ pour ressentir à nouveau l’adrénaline de la pêche, de ne plus dormir pendant 24 heures, à s’endolorir tous les muscles en remontant les palangres (engin de pêche ; filet avec hameçons) ou en cassant la glace du stockage des poissons.

Finalement, de cette écriture coupée à la hache, on en retiendra le beau contraste entre le dynamisme de la pêche et l’attente du prochain départ.

Ma note : 5/10

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