Les Heures souterraines de Delphine de Vigan

Résumé :
 
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au coeur d’une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Autour d’eux, la ville se presse, se tend, jamais ne s’arrête. Autour d’eux s’agite un monde privé de douceur.
Les heures souterraines est un roman sur la violence silencieuse. Au coeur d’une ville sans cesse en mouvement, multipliée, où l’on risque de se perdre sans aucun bruit.
 
L’auteur :
 
Delphine de Vigan est l’auteur de No et moi, révélation du magazine LIRE 2007, prix des libraires 2008 et prix solidarité 2009. Elle vit à Paris, connaît bien la ligne D du RER et la couleur des lignes de métro. Les heures souterraines est son cinquième roman.
Après divers petits emplois, elle a occupé à Alfortville un poste de cadre dans un institut de sondage. Elle est mère de deux enfants et vit de sa plume depuis 2007.
 
Editions : Le Livre de Poche
Année de publication : 2011
Année d’édition : 2012
Nombre de pages : 249
 
Mon avis : 
 

Delphine de Vigan est l’une de mes auteurs préférés et j’ai pu la rencontrer lors du dernier salon du livre (voir article). Alors j’ai choisi de me faire dédicacer le roman que je n’avais pas encore lu : Les Heures souterraines. 
Elle m’avait prévenu que ce livre était difficile et en effet, ce livre a pour thème la souffrance au travail. Pendant mes études, j’ai eu l’occasion d’avoir des cours sur cette maladie au sein de l’entreprise et j’ai pu voir, à travers des documentaires, qu’elle peut être d’une violence extrême. C’est une maladie silencieuse qui ronge petit à petit l’être.
Mathilde est mère de deux enfants et après avoir contredit son supérieur, elle se retrouve mise au placard. Il lui faudra beaucoup de temps avant de comprendre sa situation. Elle n’ose pas en parler autour d’elle, elle a honte
Thibault est médecin urgentiste et intervient à domicile. Il passe sa journée pris dans les embouteillages. Un quotidien qui met à rude épreuve les nerfs. Il rend visite à des patients qui parfois ne verront que lui dans leur journée.
Vivant à Paris, j’ai été marquée par l’écriture de Delphine de Vigan qui décrit une ville où chaque geste est automatique, où le rythme de marche doit être soutenu pour ne pas être mis en marge, dans laquelle la distance de notre zone personnelle diminue en fonction de la densité de personnes présentes sur le quai. On se sent opressé. De ces souterrains, Mathilde n’aperçoit que des visages sans expression, rivés sur leurs téléphones où l’humanité n’existe plus. Une personne est malade dans la trame ? D’accord, mais hors de question qu’elle interrompe la circulation, elle descendra au prochain arrêt, il ne faudrait pas arriver en retard au travail.
 
J’espérais une rencontre entre les deux personnages qui finalement n’a pas eu lieu, juste un regard.
Le style d’écriture de l’auteur s’appuie sur l’énumération d’actions quotidiennes et répétitives qui décrivent la vie comme usante. Malgré une très belle écriture et un don pour la métaphore, l’histoire reste assez déprimante.
 
Après avoir lu No et moi, Des jours sans faim et Rien ne s’oppose à la nuit, ce roman ne m’a pas plu autant que les autres au niveau de l’histoire. Néanmoins, Delphine de Vigan est un excellent écrivain et je ne cesserai d’apprécier son travail.
 
Ma note : 6/10
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4 réflexions sur “Les Heures souterraines de Delphine de Vigan

  1. Cerise Timide dit :

    J'avais beaucoup aimé No et Moi, mais complètement calé sur Rien ne s'oppose à la nuit…Du coup avec cet avis ça m'encourage pas tellement à approfondir l'auteur.
    Et puis c'est pas le moment de se faire déprimer par les bouquins, zut à la fin! ^^

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  2. Clé dit :

    Je suis surprise pour Rien ne s'oppose à la nuit, ce livre m'a marqué malgré sa dureté.
    Delphine de Vigan écrit sur des sujets difficiles mais on comprend mieux pourquoi quand on lit ses romans autobiographiques. Par contre elle a une plume magnifique.
    Je comprends tout à fait pour le côté déprimant. Il fait beau et chaud, lisons des livres plein de soleil ! D'ailleurs j'aurais préféré lire ce livre en hiver.

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