Outlander, Le Talisman (T2) de Diana Gabaldon

De retour en France pour deux semaines, je me suis lancée un challenge. Prendre le tome 2 d’Outlander, et le terminer sur place pour ne pas avoir à le ramener dans ma valise. Challenge osé car un livre de cette taille (954 pages) me prend en général 3-4 semaines à lire. Mais l’histoire est tellement prenante ! Et même si j’ai déjà vu la série, on oublie vite certains passages ou détails. Un véritable plaisir de retourner auprès du couple Claire /Jamie.

Attention spoiler. Vous pouvez lire la chronique du tome 1 en cliquant ici.

L’histoire se déroule en deux temps. Elle commence en 1968. Grosse révélation donc car on comprend que Claire est repassée par les pierres pour retourner à son époque et qu’en plus elle a eu un enfant de Jamie, Brianna, une charmante jeune fille à la chevelure rousse et au tempérament de feu. Claire a retrouvé Franck et ont élevé Brianna ensemble. Suite au décès de Franck deux ans plutôt, Claire décide d’emmener Brianna en Ecosse pour lui faire découvrir qui est son véritable père.
Elles y rencontrent le cher Roger, historien, et fils adoptif du révérend Wakefield, grand ami du couple Randall. Ah Roger, quel plaisir de le retrouver. Dommage que je lise ce livre en français car j’entends son accent écossais qui berce mon oreille. Tout comme celui de Jamie d’ailleurs, dont l’écoute est sublimée par la vue.
Claire se lance dans les récits de ses aventures au XVIIIe siècle pour expliquer à Brianna ses origines.

Retour en 1745, Claire et Jamie emménagent en France, dans l’hôtel particulier du cousin de Jamie, Jared, qui leur laisse la gestion de son commerce de vins et spiritueux. Ils vont malgré eux se retrouver à jouer les agents doubles. Ils souhaitent tous les deux éviter la bataille de Culloden qui aura lieu en 1746 et qui marque un échec cuisant des royalistes et la fin des clans écossais. Mais Jamie reçoit pour mission de devenir le confident du jeune prince, héritier exilé au trône d’Ecosse, Charles Edouard Stuart. Plus connu sous le nom de Bonnie Prince Charlie. Ils vont devoir faire preuve de subtilité pour dissuader le prince de revenir en Ecosse tout en maintenant leur soutien à la cause jacobite.

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Claude Gueux de Victor Hugo

En weekend chez des amis, je voyageais léger et n’avait malheureusement pas pris mon livre, une brique de 1000 pages. Alors j’ai fouillé dans leur bibliothèque et j’ai commencé Claude Gueux de Victor Hugo. Je pense l’avoir probablement étudié au collège mais je n’en garde absolument aucun souvenir.

Victor Hugo s’engage dans ce roman à l’abolition de la peine de mort. Claude Gueux, un homme sans histoire, a volé du pain et du bois pour nourrir et garder au chaud sa famille. Il sera condamné à 5 ans dans la prison de Clairvaux pour ce vol. Ce qui le mènera aussi à commettre un meurtre. La question que pose Victor Hugo est pourquoi a-t’il fait cela ? En 1871, le système pénale est relativement nouveau. A chaque faute, une peine est liée. Hugo propose un nouvel élément de valeur permettant de diminuer les peines en cas de circonstances atténuantes, principe non utilisé jusqu’à présent.

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Good Omens de Terry Pratchett et Neil Gaiman

La fin du monde aura lieu un samedi. C’est ce qu’a prédit une sorcière du nom d’Agnes Nutter dans son recueil de prophéties rédigé en 1655. Et d’ailleurs elle aura lieu ce samedi, après le thé. L’heure de l’Armageddon a sonné. Le Bien et le Mal s’affronteront dans une dernière bataille. Onze ans auparavant l’antéchrist, fils de Satan, a été amené sur Terre pour accomplir sa funeste mission. Mais suite à une malheureuse erreur à la maternité, le nouveau né a été placé dans la mauvaise famille. Le vrai antéchrist s’appelle Adam et vit dans un petit pavillon en banlieue londonienne. Pourtant un ange méticuleux, Aziraphale et un démon débauché, Crowley, s’étaient donné à coeur pour éduquer le futur responsable de l’apocalypse. Mauvaise personne ! Ils vont devoir alors tout faire pour réparer leur erreur.

Ce livre faisait partie de ma liste du challenge Quand la BBC parle des livres, et est un must à lire de la littérature britannique. Par contre, je suis relativement débutante en lecture en anglais, et entre ça et l’humour loufoque et absurde de ce roman, j’avoue avoir eu quelques difficultés. Si je comprenais évidemment les grandes lignes, je confirmais ma bonne comprehension en regardant en parallèle la série Good Omens réalisée en 2019. Elle est d’ailleurs très fidèle au roman ! L’humour est là, les acteurs sont excellents (David Tennant et Michael Sheen), j’ai adoré.

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Cosme de Guillaume Meurice

Heureuse comme une enfant d’avoir enfin trouvé une librairie à Londres vendant des romans français, celui exposé semblait être mis en évidence sur l’étagère juste pour moi. J’écoute depuis plusieurs années Guillaume Meurice sur France Inter qui me fait énormément rire avec son humour de gauchiste/vegan/ecolo. Je souhaitais lire son dernier roman mais finalement je découvrirai son écriture grace à son premier roman Cosme.

Je commence ma lecture sans lire le résumé. J’ai du mal avec le style au départ. Cela manque de verbe, de mots de liaison. Premiers paragraphes :

Passé le seuil, surgissant de l’obscurité, des yeux. Identiques. Des centaines. Collés au plafond. Un même oeil photographié sur autant de cartes postales fixées côte à côte. L’observateur est observé. Le voyeur est vu. Le malaise se mêle à la fascination. Le trouble à l’intrigue. Le vertige à l’angoisse.

Puis arrive ce poème d’Arthur Rimbaud « Voyelles » qui semble rythmer le roman. « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles ». Mince, les voyelles ne sont pas dans le bon ordre, pourquoi ? C’est ce que va élucider Cosme, le personnage principal à la fin du roman. Mais avant, apprenons plus concernant ce personnage. Cosme est un anti-héros. Enfant, il est élève moyen à l’école mais excelle en sport. Quelques soucis de santé, pas beaucoup d’amis. Fils d’immigrés espagnols, il grandit dans le pays basque, près de l’océan.

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The Secret Garden de Frances Hodgson Burnett

Retour en enfance ces dernières semaines. J’ai décidé de lire le roman qui a inspiré l’un des mes films préférés étant enfant, Le Jardin Secret. Ce film réalisé en 1993 par Agnieszka Holland est une douce madeleine de Proust mais il était aussi à l’origine de l’un des mes cauchemars les plus récurrents. La première scène évoque un terrible incendie où la petite Mary Lennox perd toute sa famille et devient orpheline. Quel cauchemar épouvantable pour la petite fille que j’étais !

Mary Lennox doit quitter l’Inde où elle est née pour rejoindre l’Angleterre où se trouve son oncle qu’elle n’a jamais connu et qui devient son tuteur légal. Elle est accueillie par Mrs Medlock, la gouvernante (brillamment interpretée par Maggie Smith au cinema) qui la laisse complètement seule dans le grand manoir aux 100 chambres non-utilisées. Le petite Mary est capricieuse et malpolie. Elle n’a jamais été aimée de ses parents qui ne souhaitaient pas d’enfant et dont l’éducation a été laissée à des Ayah (nourrice/femme de chambre en Inde). Elle subie un choc culturel lorsqu’elle se retrouve dans la lande anglaise, où sa dame de chambre Martha, lui parle avec la chaleur et l’aisance des habitants du Yorkshire. Avec l’accent du comté en prime ! Et d’ailleurs, ayant lu le roman en anglais, cela n’a pas été chose aisée pour moi non plus de comprendre la pauvre Martha ou son petit frère Dickon, car les phrases étaient écrites en imitant l’accent. Mais voilà qu’un soir, Mary entend un enfant pleurer dans les couloirs. Elle découvre pour la première fois son cousin Colin, du même âge qu’elle et alité car tout le monde pense qu’il va mourir.

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