Du domaine des murmures de Carole Martinez

Ayant besoin de compléter un panier d’achat en ligne, j’ai choisi alors un livre de ma wishlist. J’ai mis un filtre « roman historique » et je suis tombée sur Du domaine des Murmures de Carole Martinez par hasard.

En cet an 1187, Esclarmonde, Damoiselle des Murmures, prend le party de vivre en recluse à Hautepierre, enfermée jusqu’à sa mort dans la petite cellule scellée aménagée pour elle par son père contre les murs de la Chapelle qu’il a bâtie sur ses terres en l’honneur de sainte Agnès, morte en martyre à treize ans de n’avoir pas accepté d’autre époux que le Christ.

Nous voici donc au Moyen-Age du côté de Besançon. Je prend connaissance de l’existence de la tradition étrange des recluses. Ces jeunes vierges décident de donner leur vie à Dieu en s’emmurant pour vivre de prières jusqu’à la mort et terminer en martyr. Autre époque, autre moeurs.

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Doctor Who : Adventures in lockdown par Chris Chibnall, Russell T Davies, Steven Moffat et bien d’autres

Alors je préfère prévenir dès le départ, je suis une très grande débutante en matière de Doctor Who. Et ce n’est pas faute d’en avoir entendu parlé ! J’avais même vu le TARDIS devant le Doctor Who Experience à Cardiff. Mais je n’avais jamais regardé la plus longue série de science-fiction de l’histoire, honte sur moi. Cependant, depuis que je me suis installée au Royaume-Uni, j’ai pu découvrir la saison 11 sur la BBC (pourquoi commencer par le début, n’est-ce pas ?). Cette saison est le début du 13e Docteur, qui est cette fois incarné par une femme Jodie Whittaker. Bref j’ai regardé la saison d’un traite et lorsque j’ai vu ce livre en rayon, je me suis dit pourquoi pas !

Il s’agit d’un recueil de nouvelles rédigées par les scénaristes, réalisateurs et autres lors du premier confinement au Royaume-Uni. Certaines avaient déjà été publiées sur le site internet et d’autres sont inédites. Elles sont accompagnées de très jolis graphismes en noir et blanc (qu’on meurt d’envie de colorier d’ailleurs). Lors de l’achat de ce livre, £2.25 sont reversés à l’association BBC Children in Need. De nombreux enfants ont subit mentalement les confinements à reprise et ce geste extrêmement simple peut toujours aider.

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Le Tour du Monde en 80 jours de Jules Verne

Je ne cesse de partir à l’aventure grâce aux livres. Ces dernières semaines, j’ai même fait un tour du monde grâce à Jules Verne ! Je ne suis jamais déçue par Jules Verne, il est devenu une valeur sure lorsque j’ai besoin de divertissement.

Nous sommes en 1872, à Londres. Phileas Fogg, un gentleman, tout ce qu’il y a de plus anglais, se retrouve challengé par ses camarades du Reform-Club à faire le tour du monde en 80 jours. Mais Mr. Fogg n’a pas l’apparence d’un aventurier.

On ne connaissait à Phileas Fogg ni femme ni enfants, – ce qui peut arriver aux gens les plus honnêtes, – ni parents ni amis, – ce qui est plus rare en vérité. Phileas Fogg vivait seul dans sa maison de Saville-row, où personne ne pénétrait. De son intérieur, jamais il n’était question. Un seul domestique suffisait à le servir. Déjeunant, dînant au club à des heures chronométriquement déterminées, dans la même salle, à la même table, ne traitant point ses collègues, n’invitant aucun étranger, il ne rentrait chez lui que pour se coucher, à minuit précis, sans jamais user de ces chambres confortables que le Reform-Club tient à la disposition des membres du cercle. Sur vingt-quatre heures, il en passait dix à son domicile, soit qu’il dormît, soit qu’il s’occupât de sa toilette. 

Mr. Fogg venait tout juste d’embaucher un nouveau domestique. Ce dernier attendait de son nouvel employeur calme et stabilité. Sauf que visiblement, ce n’était pas au plan du jour ! Jean Passepartout (et oui, le nom du personnage de Fort Boyard vient de ce roman) se retrouve malgré lui dans une aventure de haute ampleur. Le jeune français et le gentleman anglais ont tout du duo comique pour nous faire passer un bon moment ensemble. Avec évidemment une bonne dose d’humour et de flegme britannique !

L’itinéraire est défini. Mr. Fogg et Passepartout passeront par Paris, Brindisi, Suez, Calcutta, Singapore, Hong-Kong, Yokohama, San Francisco, New York, Liverpool et Londres. L’arrivée est fixée au 21 décembre 1872, 20h45, au Reform-Club.

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Toutes les histoires d’amour du monde de Baptiste Beaulieu

Je voudrais que la personne qui lit ces lignes et a cette chance infinie d’avoir encore son grand-père, sa grand-mère, l’appelle et lui dise : « Raconte-moi maintenant ce que tu n’as jamais dit. Après, il sera trop tard. »

L’histoire se répartie sur trois générations d’hommes, Moïse le grand-père, Denis le père et Jean le fils et narrateur. A la mort du grand-père, le père de Jean découvre dans le grenier des lettres adressées à une femme inconnue pendant plus d’une quarantaine d’année. Une par an et toujours à la même date, le 3 avril.

Pour le père, c’est un choc de découvrir la vie cachée de cet homme, au point qu’il en fait un malaise cardiaque lorsqu’il en parle à son fils. La relation étant brisée entre le père et le fils, ils souhaitent finalement tous les deux faire un pas vers l’autre grâce à Moïse et ses lettres. Le père demande à son fils de retracer l’histoire de son grand-père et d’aller sur les lieux où il a vécu. Sauf qu’une fois sur place, dans les Ardennes, tout ce qui datait de l’époque de Moïse, que ce soit les bâtiments ou les gens, a disparu. 

A la manière du film Good Bye Lenin, Jean va alors modifier la réalité afin de ne pas provoquer de trop grandes émotions à son père qui se remet doucement de son malaise. Il va reprendre des témoignages d’inconnus rencontrés pendant son voyage pour les faire parler en tant que petit-enfant ou arrière-petit-enfant des personnes évoquées dans les lettres du grand-père. Il leur demande de parler de leur vie mais surtout de raconter une histoire d’amour. Et pas uniquement l’amour entre deux amants ou le désir, mais l’amour universel. L’amour entre un parent et son enfant, l’amitié, ou encore l’acte gratuit envers un inconnu.

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Buveurs de vent de Franck Bouysse

Ayant reçu ce livre en cadeau, je me lance un peu à l’aveuglette dans ma lecture sans avoir lu le résumé. Le changement d’ambiance est radical par rapport à ma dernière lecture Outlander. Fini le romantisme du XVIIe siècle en Ecosse, me voici dans le fin fond de la Corrèze, dans une ville ouvrière. Difficile de dire en quelle année se déroule l’histoire car les codes et références culturels sont complètement bouleversés mais je reviendrai sur ce sujet plus tard.

Présentation de nos protagonistes, 4 enfants portant les noms des apôtres, recevant une éducation difficile d’une mère un poil trop dans la religion et d’un père qui n’a jamais souhaité l’être. Sous le même toit vit également le grand-père qui a perdu sa jambe lors d’un accident particulièrement injuste. Ce portrait de famille ne crie clairement pas le bonheur. Les enfants ont pour distraction de se pendre avec une corde depuis un pont; Mathieu et Marc, les deux fils ainés, Mabel, l’unique fille de la fratrie et Luc, frère cadet avec un léger retard. Les premières pages du roman commence par une scene incestueuse entre les deux derniers enfants qui met en avant le cadre particulier dans lequel ils grandissent.

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