1984 de George Orwell

Résumé :

De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. Big brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.
 
L’auteur :
George Orwell (de son vrai nom Eric Blair) est né aux Indes en 1903 et a fait ses études à Eton. Sa carrière est très variée et beaucoup de ses écrits sont un rappel de ses expériences. De 1922 à 1928 il sert dans la police indienne impériale. Pendant les deux années suivantes il vit à Paris puis part pour l’Angleterre comme professeur. En 1937 il va en Espagne combattre dans les rangs républicains et y est blessé. Pendant la guerre mondiale il travaille pour la B.B.C., puis est attaché, comme correspondant spécial en France et en Allemagne, à l’Observer. Il meurt à Londres en janvier 1950.
 
Editions : Folio
Année de publication : 1950
Année d’édition : 2013
Nombre de pages : 448
Mon avis :

On a tous entendu parler de la célèbre dystopie de George Orwell, un auteur que l’on étudie régulièrement en cours d’anglais. Mais pour ma part, je n’avais pas encore lu ce roman dont je connaissais seulement le contexte historique. Un roman d’anticipation où le gouvernement surveille en permanence ses citoyens, « Big Brother is watching you« . Je connaissais cette fameuse image de Big Brother avec sa moustache qui transperce l’âme et qui donne l’impression d’être lu de l’intérieur. C’est avec ces connaissances que j’ai découvert l’histoire de Winston, un fonctionnaire du parti extérieur.
Chaque employé du parti comporte chez lui un télécran qui fonctionne en permanence. Impossible à éteindre, on peut seulement en diminuer le son. Cet écran observe la vie privée des gens et le faux pas est interdit. Winston est chargé de corriger les articles de presse se trouvant aux archives de manière à ce que Big Brother ait toujours raison. Les chiffres, résultats ou prémonitions sont modifiés. La mémoire des citoyens est embrouillée par les médias qui modifient le passé à leur guise. Et pourtant Winston se souvient d’une photo qu’il a tenu entre ses mains, une preuve que Big Brother a eu tort. 
 
Dans un monde où chaque citoyen doit être conforme aux attentes du gouvernent, où chaque dérive de la pensée est punie, où la procréation est une autorisation délivrée par l’état afin de le repeupler, où même les enfants dénoncent leurs parents d’avoir eu de mauvaises pensées, Winston va braver l’interdit et rencontrer Julia. Un moment qui me redonne un peu d’espoir dans ma lecture après avoir suivi le quotidien plat et terne de Winston rythmé uniquement par son travail. Je m’attendais à un élan rebelle de leur part qui finalement n’est pas aussi puissant que je l’imaginais.
 
La découverte de cet univers est assez incroyable. Chaque plaisir, rire ou moment de solitude est interdit aux membres du parti. J’ai été impressionnée pas l’imagination de George Orwell. Malheureusement j’ai trouvé le reste de l’histoire assez lourde et pesante. Un bon tiers est consacré à la lecture du livre de l’opposition du gouvernement et ce livre est très difficile à lire. Il explique pourquoi leur société en est arrivée là. Et pourtant je n’ai pas vraiment apprécié ce passage. L’action se trouve sur les dernières pages et est plutôt violente. Je ne m’attendais pas à ce changement de situation.
 
La doublepensée évoquée dans le texte m’a littéralement ébahie. Ce système de penser est enseigné dès le plus jeune âge aux citoyens. Le concept est dassocier des termes opposés comme noirblanc ou journuit. Ainsi le cerveau ne fait plus de différence logique. L’être humain perd complètement son raisonnement et son esprit critique. Ce qui permet à l’État de mieux gouverner sa population.
 
Ce livre a un univers impressionnant et j’ai beaucoup aimé la première partie qui décrit le fonctionnement de la société. Il amène une grande réflexion sur l’espèce humaine et comment la manipuler. Il permet de se poser beaucoup de questions sur les régimes totalitaires. Pour ma part, je n’ai pas approfondie mes pensées sur le sujet mais j’aurai peut-être l’occasion d’en débattre avec d’autres personnes. Ce livre laisse un sentiment de malaise, on se sent gêné, comme si on avait pris part dans cette société qui nous écoeure. Un récit très lourd mais qui ne laisse pas indifférent. C’est une très bonne base pour toutes les futures dystopies que je lirai.
 
Ma note : 7/10

 

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4 réflexions sur “1984 de George Orwell

  1. Fofie dit :

    Je suis justement entrain de le lire… Abandonner la lecture : j'y pense à chaque page que je tourne ! J'ai les sensations de mal-être et de lourdeur avec ce livre très descriptif, comme toi !
    Bref, je vais tenter de m'accrocher pour savoir qui est cette Julia ! 🙂

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  2. Clé dit :

    Il vaut vraiment la peine d'être lu. Même si je n'ai pas été emballée par l'histoire, le contexte et l'environnement est vraiment impressionnant et donnent à réfléchir.
    Bonne fin de lecture !

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